De la violence gratuite
J'ai quitté Lyon hier pour aller retrouver ma famille à Bonneville en Haute-Savoie. Je suis descendue du train à 15h50, et comme personne n'était dispo pour venir me chercher, je suis rentrée à pied, pour un petit quart d'heure de marche.
Arrivée presque en bas de chez ma mère, je croise une voisine que je salue, on discute 10 secondes de la pluie et du beau temps et je continue mon chemin.
Je croise sur le trottoir trois filles, d'environ 16-17 ans, qui marchent de front. Je me décale pour que tout le monde puisse passer, et l'une d'elle me donne un grand coup d'épaule. Je suis pas conne, je comprends que c'est de la provocation, et je continue donc mon chemin. Là, je me fait insulter, parce que je m'excuse pas. Donc un peu énervée mais sans non plus chercher la merde j'explique pourquoi je m'excuserai pas.
Apparemment ça n'a pas plu que je tienne tête, et puis de toutes façons je crois qu'elles cherchaient à se battre quoi qu'il en soit, j'aurais continué mon chemin sans même me retourner, ça aurait fini de la même façon.
Je sais à peu près me défendre mais l'effet de surprise, quand on n'a pas mangé ni bu depuis quelques heures et qu'on a des sacs, ça tourne rarement à notre avantage. J'ai reçu une quinzaine de coups de poings dans le visage et sur le crâne.
EDIT: Wouha, je m'attendais pas à autant de marques de sympathie, et j'en suis touchée, sincèrement. J'ai porté plainte tout de suite après et j'ai été voir un médecin aussi pour faire établir un certificat médical (nécessaire pour ce genre de plaintes). Au final, j'ai une pommette enflée et bleue et des bosses sur le crânes, qui elles heureusement ne se voient pas. Ce n'est pas une petite rue perdue mais il n'y avait personne, sauf une voiture qui est passée, qui s'est arrêtée et a klaxonné, mais la personne n'est pas descendue de voiture.
Je n'étais pas dans le 93 mais dans une petite ville de Haute-Savoie.
Je ne connaissais pas ces filles mais après description à la gendarmerie on m'a dit que ça ressemblait beaucoup à une jeune fille qu'ils connaissent bien, ils vont donc la convoquer et la prendre en photo, je devrai ensuite voir si je la reconnais, puis la procédure suivra son cours.
Ma plus grosse inquiétude, c'était mes lunettes, qu'elles ne se cassent pas, qu'elles ne me blessent pas, mais elles ont volé sur la chaussée dès les premiers coups.
Physiquement ça va, mais je suis écoeurée par cette violence gratuite, pas tant parce que c'est tombé sur moi, mais juste que ça puisse exister.
24/05/08 - 12:31
ya rien à dire... si ce n'est Bises et doux weekend à toi
warf