17/09/2005

17/09/05 - 15:29

"Amour à mort", de ma soeur Marion (c'est long, mais je vous assure que ça en vaut la peine). Elle a 13 ans, encouragez la!



Je fixai le mur, me complaisant dans ma léthargie.
Il y était accroché une peinture de Caroline. Cette nana était bourrée de talent mais refusait de l'admettre, au départ je prenais ça pour de la modestie, mais après avoir appris à bien la connaître, je m'étais rendu compte que c'était dû à un manque de confiance en elle.
Elle doutait souvent et sans cesse je lui répétais qu'elle était exaspérante.
J'avais beau lui dire que c'était une vraie artiste, que j'aimais vraiment ce qu'elle faisait, je devinais à chaque fois dans ses yeux ce putain de doute.
Ses lèvres ne bougeaient pas mais sa voix résonnait dans ma tête :
« C'est vrai ? »
J'avais envie de gueuler :
« Mais bien sûr que c'est vrai ! T'es une vraie connasse de pas t'en rendre compte ! »
Mais je ne disais rien, je restais admirative devant ses chefs-d'œuvre, silencieuse.
J'avais peur de la vexer, de la dégoûter et je voulais à tout prix qu'elle continue à peindre.
J'aimais particulièrement cette toile-là, qui était d'un réalisme frappant.
Elle représentait le corps d'une femme entièrement nue, recouverte de roses qui s'enroulaient autour d'elle, épousant parfaitement ses formes.
Au bout de leurs longues tiges recouvertes de fines épines qui s'enfonçaient dans la peau, elles éclosaient en une multitude de pétales d'un bleu presque surréaliste.
Le corps n'était visible que des épaules jusqu'au bassin, mais le reste se dessinait dans mon esprit comme une suite logique, comme les pièces manquantes d'un puzzle que j'aurais déjà assemblé des centaines de fois.
A force de fixer le tableau mes yeux se mirent à pleurer, m'arrachant à un demi-sommeil dans lequel j'avais sombré, restant coincée entre le monde réel et un monde de rêves.
Je pensais à Caroline et, seule dans mon appartement, j'éclatai de rire.
Bordel. Si elle me voyait là, en cet instant, me taper une bonne tranche de rire alors que personne n'était visible aux alentours...
Je me levai doucement une fois la crise passée, me massant le ventre comme si cela aurait pu soulager la douleur qui me nouait l'estomac.
Le sourire aux lèvres, je me dirigeai vers la salle de bains pour rincer le sang que j'avais sur les mains.


Ce matin là, je me réveillai comme d'habitude vers midi. J'étais en vacances alors j'en profitais comme je pouvais, surtout que je bossais en usine, ce qui était particulièrement crevant.
J'en avais marre de rentrer le soir en puant l'huile et ça faisait du bien de faire la grasse matinée dans des draps qui sentaient le propre.
Affalée sur le lit comme une baleine échouée, je regardai le plafond le temps d'émerger.
J'écartai largement les bras, prenant tout le lit deux places car je savais que Caroline était déjà levée depuis un moment.
Sortant de la chambre encore en pyjama, mes cheveux bruns tout ébouriffés et les yeux mi-clos, j'entendis Caro me dire que j'étais une grosse feignasse.
Je lui répondis alors qu'elle ne savait pas ce que c'était que d'être crevée et je m'entendais même ajouter qu'elle n'était qu'une petite salope brouteuse de gazon.
Tout cela dit avec le sourire aux lèvres bien sûr.
Je ressentais toujours le besoin de lui envoyer des vacheries et non seulement je me demandais pourquoi je le faisais mais aussi comment elle faisait pour rire à mes conneries, ce qu'elle faisait toujours.
Elle me regardait avec ses beaux yeux verts, ses courts cheveux blonds étincelants comme de l'or par ce doux soleil de midi.
Je regardai son nez fin qui descendait jusqu'à ses lèvres, retroussés en un sourire qui laissait voir une belle rangée de dents blanches et bien alignées.
Putain. Dès le réveil j'avais envie de lui rouler une pelle. Ce que je fis.
Je l'embrassai comme si ma vie en dépendait, son haleine au parfum de menthe emplissant ma bouche. Moi, je devais puer de la gueule étant donné que je venais de me lever, ce qu'elle ne manqua pas de me faire remarquer lorsque mes lèvres se décollèrent des siennes.
Elle mima une grimace de dégoût en disant qu'elle aurait préféré embrasser le trou de balle de son rat avant de m'ordonner d'aller me rincer la bouche.
J'y allai en éclatant de rire.
Ce fut la dernière fois que je pus rire de la sorte avec Caro.


Me dirigeant vers la salle de bains, les évènements qui venaient de se produire me frappèrent d'un coup. Mon cœur se serra, la crise de fou rire fit place à une crise de sanglots.

Je me dirigeai vers le lavabo, allumai le robinet avant d'y déposer mes lèvres.

Après m'être rincée les mains, je levai la tête et croisai mon regard dans le miroir. Mon visage était barbouillé de sang, sortes de tâches rougeâtres coupées en leur milieu par des rivières de larmes. La voix chevrotante, je criai à mon propre reflet :
- « Putain ! Mais qu'est-ce que t'as foutu, bordel ?!
Je me mis à pleurer comme une folle, ne sachant m'arrêter que de courts moments pour cracher quelques mots.
- MERDE ! »
Mon poing s'écrasa sur le miroir qui vola en éclats. Je criai encore, pleurant encore plus fort, des morceaux de verre plantés dans la main.

Après m'être correctement rincée la bouche, je rencontrai mon regard dans le miroir.
Souriante, je pensai alors :
« Aujourd'hui, ce sera une putain de bonne journée ! »
Pourtant, en regardant ma petite amie assise sur le canapé du salon, un mauvais pressentiment me noua l'estomac.

Le visage et les mains en sang, les larmes aux yeux, j'allai m'affaler sur le lit. Je saisis un coussin au hasard pour y étouffer mes cris. J'avais envie de serrer Caroline dans mes bras pour qu'elle me console.
Elle ne le fit pas, car elle n'était pas là et elle ne reviendrait jamais plus.

Je sautai sur le canapé à côté de ma bien aimée, m'enfonçant parmi les coussins, j'en envoyais voler quelques-uns.
- « Quelle grâce !ricana la blonde.
- Qu'est-ce que tu lis ?lui demandais-je comme si je n'avais rien entendu de sa remarque.
- Un truc trop compliqué pour toi...répondit-elle sans détacher le regard de son livre.
Même comme ça, complètement captivée par sa lecture, je la trouvais trop mignonne.

Seule sur ce lit, j'avais peur, j'avais froid. Les draps n'avaient plus à mes narines cette douce odeur de propre, j'y respirais le parfum de ma profonde solitude.
En cet instant, j'aurais voulu ne jamais être née.
Posant mes mains sur les yeux, je criai encore un bon coup, toujours en pleurant. Enfin, au bout d'une dizaine de minutes je réussis à interrompre mes sanglots et laissai tomber mes bras sur le lit. Je tournai la tête et regardai les étoiles par la fenêtre. Tendant la main vers elles, j'avais l'impression qu'elles étaient toutes proches, que je pouvais les saisir, les toucher, alors qu'en fait elles étaient si lointaines...comme Caroline.

- Au fait !me dit-elle tout à coup en quittant son bouquin des yeux. Ma sœur a téléphoné ce matin, elle veut que j'passe la voir ce soir, tu viendras avec moi n'est-ce pas ?
- Bien sûr !lui dis-je en la gratifiant de mon superbe sourire « pub dentifrice ».
Au fond, je pensais :
« Alors c'est sa grosse conne de sœur qui m'a réveillée c'matin ? »

Je n'arrivais plus à me lever de ce lit.
D'habitude il était chaud et accueillant mais ce soir il me semblait glacial. Je ne me sentais pas chez moi, il me manquait quelque chose...
Son sourire.
Les yeux brouillés de larmes, je tournai mon regard vers le plafond.
Ses lèvres.
Je les sentais encore sur les miennes, cette douceur...les larmes brûlantes coulaient le long de mes joues.
Ses yeux.
Je me levai d'un coup et retournai dans la salle de bains.

Le soir même, vers minuit, nous sortions tout juste de chez la sœur de ma Caro.Cette connasse m'avait gavée en racontant sa vie pendant des heures.
Je ne l'aimais pas et Caroline le savait. Chaque fois qu'on se voyait, elle me saoulait.
Me racontant les exploits de ses gosses, j'avais l'impression qu'elle nous narguait en sachant que nous ne pouvions pas en avoir.
Elle se permettait de me faire ses petites remarques, tout ça parce qu'elle s'était mariée à un homme qui ressemblait à son père et qu'avec ses petits morpions ils étaient le portrait de la « famille parfaite ». Ce en quoi je n'avais jamais cru, comme je n'avais jamais cru aux contes de fée étant gamine.
Mais malgré tout, nous allions la voir souvent, car elle restait la sœur de la femme de ma vie et je n'aurais pas pu me permettre d'être en froid avec elle.

Une fois dans la salle de bains, je me mis à fouiller dans les tiroirs à la recherche de ma « boîte secrète ». Pas vraiment secrète puisque Caroline était au courant de son existence, mais elle était la seule, avec moi bien entendu.
En face de moi, le miroir brisé ne rendait plus aucune image et vu la tête que je faisais, il en était mieux ainsi.

Les rues étaient sombres, il y avait de quoi avoir franchement les boules. D'ailleurs, c'est pour cette raison que je cachais un couteau dans l'une de mes rangers.
Caro n'était pas au courant, car sil elle le savait elle dirait sûrement que je suis folle ou paranoïaque.
Moi-même je me sentais con avec ce couteau, mais sait-on jamais ?

Je tombai enfin sur la fameuse boîte. Tout excitée, je tremblais de tous mes membres.
Alors que je la saisissais, mes doigts pleins de sang la laissèrent glisser par terre.
- « Merde ! »

Avant de nous engager dans la ruelle que nous empruntions toujours pour rentrer chez nous, j'aperçus trois jeunes couillons arriver en face. Je les considérai à peine et nous continuâmes notre chemin.
Des zonards, j'en voyais tout le temps, jour et nuit. Pas de quoi s'inquiéter.
Et pourtant, j'aurai dû me méfier de ces trois là.

Je me baissai pour reprendre la boîte. Mes mains tremblantes faillirent la laisser choir une seconde fois, mais mes doigts étaient trop crispés dessus pour que cela se produise. Vite, il fallait que je fasse vite.
De mon autre main j'entrepris de l'ouvrir.

Cela faisait quelques minutes déjà que nous nous enfoncions dans l'étroite ruelle, quand ma douleur à l'estomac revint à l'offensive : encore ce mauvais pressentiment qui venait me torturer corps et esprit.

La boîte ouverte, je fixai le contenu, bouche béante. Je ne croyais pas ce que je venais de faire après tout ce qui venait de m'arriver ! J'avais été guidée ici, dans cette salle de bains sans vraiment m'en rendre compte, pour utiliser CA ?
Les larmes revinrent et je me dis à moi-même :
-« Merde, Helena, mais qu'est-ce que tu fous ? »

Je tournai la tête et constatai que mon pressentiment était justifié : les trois jeunes nous avaient suivies.
- « Hey !cria l'un d'eux.
Je regardai de nouveau devant moi et accélérai le pas.
- Hey, mais attendez !
J'accélérai encore.
Les mecs se mirent à courir et s'arrêtèrent devant nous.
- Salut, les filles ! »
Ca, c'était que le début des emmerdes.

Il fallait que j'arrête de réfléchir. Je n'avais que ça à foutre de toute façon.
Que faire d'autre maintenant ? Mon esprit était totalement brouillé et c'est la seule réponse que mon cerveau fut capable de trouver.
Je pris alors soigneusement la seringue et la retira de la boîte. Bien sûr elle n'avait jamais servie, je ne suis pas malade au point d'utiliser la même plusieurs fois pour m'envoyer planer.
Celle là, je l'avais achetée à la pharmacie juste avant d'aller dîner chez l'autre conne.
Ce soir, j'allais m'envoyer une sacrée dose.

Le visage de l'un d'eux m'était familier.
J'avais sans doute dû le croiser dans la rue plusieurs fois. Il prit Caroline par le bras et la tira vers lui.
- « Alors, on s'promène les lesbros ?lâcha-t-il méchamment.
Ca y'est. Je m'en rappelai maintenant.
C'était un petit fouteur de merde qui s'était fait jeter à l'entrée d'une boîte ou nous étions, un soir, avec Caro.
Normal, c'était une boîte de filles. Un mec devait être accompagné de lesbiennes pour pouvoir entrer.
Il s'était enflammé en insultant les filles qui entraient. Visiblement, tout comme ce soir, il était bourré.
Le videur l'avait alors jeté plus loin.

Après avoir chargé la seringue, je pris un bout de tissu qui traînait au bord du lavabo et m'asseyais par terre, contre la baignoire.
J'attachai le bout de tissu, que j'avais roulé de façon à faire une sorte de corde, autour de mon bras et serrai le plus fort possible.
Mes veines apparurent, gonflées.
Le sourire aux lèvres, je m'apprêtai à en piquer une.

Caroline se débattit et tenta de revenir vers moi, mais les deux autres gars la retinrent.
Là, je m'étais sentie impuissante. J'avais beau avoir une arme cachée dans l'une de mes chaussures, je n'étais pas foutue de bouger, encore moins de la prendre.
- « Les gens comme vous, reprit le jeune dont je sentais l'haleine jusqu'ici, eh bah c'est contre-nature. Alors mes potes et moi, on va rétablir les choses. »
Une colère soudaine me fit bouillir. Un jeune trou du cul que je connaissais à peine venait me voir, traînait ma petite amie avec lui sans faire attention à elle, car visiblement il n'en avait rien à foutre, venait critiquer mon style de vie. Un mec que j'avais dû voir une fois, de loin, venait me dire ce que j'avais à faire.
J'avais envie de gueuler.
De nouveau, Caroline essaya de venir me rejoindre. L'un des jeunes, ne sachant pas comment réagir, prit sa tête entre ses mains et tourna d'un coup sec.
Cela fit un bruit immonde.
Il la regarda, horrifié. Apparemment, les choses ne tournaient pas comme il l'avait prévu. Ses copains en firent de même, ils la regardèrent, les yeux exorbités.
Tout à coup, tout se passa au ralenti sous mes yeux. Le monde parut être un rêve, ou plutôt un cauchemar, où rien n'était réel, où rien de tout ce qui se déroulait ne pouvait vraiment exister.

Je sentis l'aiguille s'enfoncer dans mon bras. D'habitude, c'était une petite dose de temps en temps. Un petit trip, comme ça, pour me détendre, oublier mon stress et tout ce qui s'y rapprochait.
D'habitude. Mais là, j'avais mis de quoi me shooter à mort.

Un voile de larmes me couva la vue.
Quoi ? Tout s'était passé si vite... Ce n'était pas possible.
Caroline tomba lourdement sur le béton de la ruelle, sa tête, percutant le sol, fit un bruit sourd.
Du sang commença à se répandre sous elle.
Pas possible.
Je la regardai, attendant qu'elle se relève.
Pas possible.
Une voix intérieure cria :
- « Relève-toi, bordel ! »
J'avais envie de le crier, mais rien ne sortait de ma bouche.
Pas possible...
Ma gorge était en feu, des larmes perlèrent sur mes joues.
Non, pas possible.
Cet instant m'avait paru durer des heures, mais en fait, il ne venait de s'écouler qu'une seconde.
Non, vraiment pas possible.
Là, instinctivement, je soulevai une jambe de mon jean, plongeai les doigt dans ma chaussure et en sortit le couteau.
Depuis tout ce temps que je le trimbalais sur moi, je ne pensais pas vraiment que j'aurais eu à m'en servir un jour.
Je regardai le corps de ma douce étalé sur le sol.
Non, pas possible.
Elle allait se relever et venir vers moi.
Elle me regarderait avec ses beaux yeux verts.
Elle m'embrasserait avec ses lèvres si douces.
Elle me sourirait avec ses dents si blanches.
Comme avant.
Je fermai les yeux et les rouvrit, pleine d'espoir. Mais à nouveau je vis ce cadavre, dont le sang qui se répandait sur le béton rendait ses jolis cheveux blonds gluants.
Je fronçai les sourcils, serrai les dents. Ce que je fis était stupide, mais sur le coup, mon cerveau mais surtout mon cœur, me commandèrent d'agir ainsi et pas autrement.
Une seule chose à faire : foncer.
Les trois gars n'avaient pas vu mon couteau. Je profitai de l'occasion pour le faire, furibarde, je fonçai dans le tas.
Un coup par ci, un coup par là. J'étais devenue incontrôlable, c'est à peine si je savais ce que je faisais. J'étais ailleurs et mes seules pensées se rapportaient à Caroline. Comme si ce que je faisais allait la ramener.
C'est seulement en regardant le corps des trois garçons allongés sur le sol que je me rendis compte de ce que je venais de faire.
Les yeux pleins de larmes, je m'agenouillai près de Caroline, saisis sa tête entre mes mains et déposai sur ses lèvres un dernier baiser.
- « Pardonne-moi, ma puce. J'ai rien pu faire, pleurai-je. J'AI RIEN PU FAIRE ! J'ai quelque chose à régler, je reviens tout de suite... »

C'est ainsi que je m'étais retrouvée à me défoncer dans ma salle de bains. Je sentais le poison monter en moi, parcourir mes veines.
Je basculai la tête en arrière et éclatai de rire. Ca y'est, je planais. Tout était beau autour de moi, la vie était merveilleuse.
Je défaisais le bandeau que j'avais autour du bras et me levai, non ans difficultés.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris une dose comme celle-là.
J'avais soudain une monstre envie de gerber. Je marchai quelques mètres dans le couloir de l'appartement et sortis tout ce que j'avais dans le ventre.
Une jolie moquette toute neuve. C'est Caro qui serait contente en voyant ça.
Tant pis, de toute façon, quelle importance ça avait maintenant ?
J'éclatai encore de rire en pensant à la tête que feraient les flics en découvrant tous ces macchabées dans la ruelle.
En fait, j'ignorais comment ils procédaient vraiment, mais ça me faisait penser à ces séries policières américaines, du style « les experts », tout ça.
Quand les mecs de la police scientifique enquêtent, ils peuvent chercher n'importe où, ils tombent toujours sur le poil de cul du meurtrier. Trop fort.
Et là, comment ils se démerderaient pour savoir ce qui s'était passé ? Je décidai que je n'en avais rien à foutre quand j'aperçus Caroline au bout du couloir.
Je courai vers elle pour la serrer dans mes bras, et alors que je l'étreignais, elle se transforma en une flaque de sang et je me cassai gracieusement la gueule.
Belle chute. Mon nez pissait le sang, mais ça aussi, je n'en avais rien à cirer.
Je me dirigeai vers la chambre, ouvris le tiroir de ma table de nuit, où, tout au fond, se reposait un joli petit flingue que je m'étais, illégalement bien sûr, procuré.
Il était déjà chargé, quelle chance.
Je le portais à ma bouche, pensant une dernière fois à Caroline.
En appuyant sur la gâchette, j'eus l'impression de l'embrasser une dernière fois.

commentaires

18/09/05 - 14:11

j'ai tout lu, eh oui :)
c'est assez macabre, je ne sais pas pourquoi l'histoire de ta soeur m'a fait penser à deux films christiane f, 13 ans droguée, prostituée et baise moi...
enfin... je dois avouer que j'ai aimé, bon courage à elle ;)

19/09/05 - 07:15

Difficile a croire que ce soit ta soeur qui ai ecrit tout ca ! franchement bravo :)
tu en as d'autre a nous faire lire ? ;)

19/09/05 - 13:42

honnetement,j'ai eu les larmes aux yeux,ta soeur n'a jamais pensé a etre écrivain ou scénariste ou autre chose du genre??en tout cas,bravo a elle..

19/09/05 - 20:34

c'est sûr qu'à treize ans elle assure.... et en plus elle fait même pas de fautes d'orthographe ! Chapeau !

27/09/05 - 18:42

Allez j'ose un lol sur les commentaires.

KannaSister assure un maxx, mais où va-t-elle chercher tout ça?

Continue à écrire, fais un book, ta carrière est née!

19/12/05 - 19:26

Ouais, elle assure ta soeurette ! Ca me fait plus penser à Ann Scott qu'au journal de Christiane F... mais qu'elle continue ac nos encouragements de parfaits inconnu-e-s !

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